1898 : Premier match du premier championnat italien entre l’Internazionale Turin et le FC Torino (1-0) devant environ 50 personnes.

1974 : L’équipe allemande Magdebourg crée la surprise en remportant la finale de la Coupe des coupes face au Milan AC. Alors que les Rossoneri ont réalisé une saison désastreuse au niveau national (une misérable septième place au Calcio après avoir utilisé trois entraîneurs différents : Rocco, Maldini et Trapattoni), ils arrivent tant bien que mal à atteindre cette finale en battant le Dinamo Zagreb, le Rapid Vienne, le PAOK Salonique et Mönchengladbach. Mais les coéquipiers de Sparwasser, Pommerenke et Hoffmann battent ceux de Rivera, Benetti et Schnellinger en inscrivant deux buts à rien. Leur atout ? Un jeu très offensif et une forme physique impressionnante. Sur le papier, c’était le Milan qui partait grand favori. Au final, c’est Magdebourg qui repart avec la coupe européenne, la première pour un club est-allemand.

1992 : Prévue le 8 mai 1992, la finale de Coupe de France est finalement repoussée au 12 mai suite au drame de Furiani avant que les joueurs marseillais refusent d’y participer.

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1996 : Pour la première fois depuis 1970, le Paris Saint-Germain est en finale d’une compétition européenne. 15 000 supporters parisiens ont fait le déplacement à Bruxelles contre 12 000 pour ceux du Rapid de Vienne. Le PSG réalise une saison médiocre en Division 1 et joue toute sa saison sur ce match. Les hommes de Luiz Fernandez n’ont pas le droit à l’erreur, surtout face à cette équipe que personne n’attendait en finale de Coupe des coupes. On peut penser que la blessure de Raï risque de pénaliser les coéquipiers de Bernard Lama mais sans façon. Et juste avant la demi-heure de jeu, l’Autrichien Guggi commet une faute sur Youri Djorkaeff, à trente mètres du but de Konsel. Bruno N’Gotty, défenseur parisien, admettra plus tard : « Youri me décale pour que mon tir ne heurte pas le mur autrichien. La frappe est pure. Dès que je la vois partir, je sens qu’il va y avoir but. Le gardien ne peut se saisir du ballon, qui finit au fond des filets. » Le buteur précisera un détail : « La frappe est détournée par Schöttel. 0-1 pour Paris ! La seconde période est maîtrisée par le club de la capitale mais les Parisiens n’arrivent pas à inscrire ce but qui leur permettrait de creuser l’écart et d’assurer un peu plus la victoire (dix-huit tirs, une transversale et un poteau pour Djorkaeff contre seulement dix tirs et deux corners pour le club autrichien. Le PSG est une équipe qui encaisse beaucoup de buts en fin de match depuis toujours. Et cela a failli se reproduire en ce soir du 8 mai 1996 si Bernard Lama n’avait pas réalisé deux magnifiques parades. Au final, le Paris SG remporte la compétition sur le plus petit score et devient le deuxième club français à remporter une coupe d’Europe, trois ans après l’OM.

2019 : Demi-finale retour de la Ligue des Champions entre Liverpool et Barcelone, la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. A l’aller, le Barça a terrorisé son adversaire grâce à un doublé de Messi et un but de l’ancien Reds, Luis Suarez (sur une passe décisive de Messi). 3-0, les Catalans sont confiant pour leur qualification à la finale. Mais attention, le retour se fait à Anfield avec le fameux hymne You’ll Never Walk Alone. Et quel début de match tonitruant ! Dès la 7e minute, Matip réalise une transversale pour Sadio Mané mais la balle arrive directement sur Jordi Alba. Pas de souci pour le Sénégalais qui anticipe l’erreur de l’Espagnol, transmet le ballon à son coéquipier Henderson à l’entrée de la surface. Ce dernier contrôle, dribble deux défenseurs catalans et frappe au but. Ter Stegen, se couche parfaitement mais le ballon revient sur Divock Origi aux 5,50m qui pousse la balle dans le but vide. Anfield explose et croit encore à la qualification ou du moins à la prolongation ! Blessé au cours des 45 premières minutes, l’arrière gauche de Liverpool Andrew Robertson cède sa place à Georginio Wijnaldum au retour des vestiaires. Et huit minutes plus tard, sur un centre d’Alexander-Arnold côté droit, l’Hollandais réalise le break au point de pénalty. On n’est qu’à la 53e minute et Liverpool mène 2-0 sur ce match retour et revient à 3-2 sur l’ensemble des deux matches. Anfield et tout le staff de Jürgen Klöpp y croient de plus en plus et ils ont raison : une minute plus tard, Liverpool enfonce un peu plus les Barcelonais en inscrivant ce troisième but, synonyme de prolongations. Et ce troisième but est signé… Wijnaldum ! Un but de la tête sur un centre de Shaqiri. Un doublé en deux minutes permettant d’arracher la prolongation, à Anfield, face au Barça en demi-finale de Champions League, quoi de mieux ?! Et le plus magnifique reste à venir : à la 78e, Liverpool obtient un corner côté droit. Alexander-Arnold est sur le point de le laisse à Shaqiri mais au dernier moment, l’anglais voit Origi seul aux 5,50m. Il décide donc de frapper le corner en force sans attendre le coup de sifflet de l’arbitre. Tous les Barcelonais, inattentifs, sont surpris et l’ancien Lillois marque le but qualificatif pour la finale, la deuxième consécutive. Mené 3-0 avant le début de ce match, Liverpool a réalisé une prestation héroïque à Anfield devant ses supporters. Et dire que Mohamed Salah et Roberto Firmino n’étaient pas là…

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