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1926 : A Colombes, nouvelle victoire marseillaise en finale de la Coupe de France contre l’AS Valentigney (4-1). Les joueurs de Valentigney ne sont pas footballeurs professionnels : pour la plupart, ils sont ouvriers de chez Peugeot et dès le lendemain, ils seront à l’usine. Le fait qu’ils ont réussit à aller en finale crée la première surprise dans l’Histoire de la Coupe de France. Cela attirera les regards des petites équipes amatrices.

1937 : Nouvelle finale de Coupe de France : FC Sochaux contre RC Strasbourg. Sochaux remporte sa première coupe de France de son Histoire (2-1). Chaque joueur reçoit une coupé 201 de la part de Peugeot.

1943 : Avant de s’appeler la Coupe de France, cette compétition était nommée Coupe Charles Simon, en hommage au  secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre. Et avant, si la finale se terminait sur un match nul, elle était rejouée quelques jours plus tard. Ce fut le cas le 9 mai 1943 après un match nul 2-2 entre Bordeaux et Marseille.

1948 : Qui refuse de jouer une finale de Coupe de France ? Personne. Et pourtant, en 1948, les joueurs du LOSC font pression sur leurs dirigeants en menaçant de ne pas disputer cette finale contre leur voisin Lens si leur prime de match n’augmente pas. Ne voulant pas rompre la tradition de cette compétition, les dirigeants cèdent aussitôt et les joueurs lillois voient leur prime passer de 75 000 à 100 000 francs. C’est la première revendication des joueurs de football et la première pression collective !

1984 : Violents incidents entre hooligans britanniques et belges avant et après la finale aller de la Coupe de l’UEFA entre Anderlecht et Tottenham. Un bilan épouvantable : un décès, trois supporters blessés par balles, une demi-centaine de personnes interpellées et des voitures incendiées. Ce n’est pas la première fois que les hooligans des Hotspurs sont sujets à ce genre d’évènement : deux mois auparavant, à l’occasion du match contre Austria, ils ont provoqué une bagarre générale dans le centre-ville. L’hooliganisme anglais frappe le cœur du football et l’UEFA n’a toujours pas trouvé de solutions.

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1990 : Marseille est à quelques minutes de disputer sa première finale européenne. Vainqueurs à l’aller 2 buts à 1, l’OM tient bon dans l’immense Estadio de la Luz de Lisbonne (120 000 spectateurs). Il ne reste que sept minutes avant de crier de joie. Sept minutes, une éternité pour Marseille, une dernière occasion pour les Portugais. Et comme le foot nous réserve bien souvent des surprises, en voilà une : à la suite d’un énième centre de Benfica, un homme en noir s’élève plus haut que tout le monde et propulse le ballon au fond des filets, dans la confusion. Aussitôt, tous les Marseillais lèvent leur bras et réclament une main auprès de l’arbitre belge de la rencontre. Mais M. Van Langenhove ne bronche pas et accorde le but. Tous les ralentis de la télévision nous montrent bien que Vata, attaquant de Benfica d’origine angolaise, s’est bien aidé de la main pour arracher la qualification de son équipe en finale de la Coupe d’Europe. L’OM de Tapie se voit privé d’une finale qui lui tendait les bras. Grâce aux ralentis, l’action est tellement confuse et le nombre de joueurs dans la surface est si important qu’on comprend mieux pourquoi M. Van Langenhove, placé face au but et donc dos à Vata, n’a rien vu. Le sujet de la mise en place de l’aide à la vidéo refait donc surface. Le Président marseillais, Bernard Tapie, confiera : « Il faut bien se mettre en tête qu’il existe deux compétitions distinctes : une franco-française, gentillette, où l’impartialité est de mise. Et une autre, européenne, où tous les coups sont permis. A Lisbonne, nous avons beaucoup appris sur ce plan là… »

2019 : Deuxième demi-finale de Ligue des Champions. La veille, Liverpool a réalisé un exploit authentique en renversant Barcelone 4-0 à Anfield après avoir perdu 3-0 au Camp Nou. Cette fois-ci, place à Ajax – Tottenham. A l’aller, les Hollandais ont remporté la première manche 0-1 même si les Londoniens ont dominé du début à la fin. A la mi-temps de ce match, les hommes de Erik ten Hag mènent 2 à 0 (but de de Ligt à la 5e et de Zyech à la 35e). Ça sent bon la finale pour l’Ajax ! Mais Tottenham va se transformer en rhinocéros en seconde période et l’ancien Parisien Lucas Moura va inscrire un doublé en quatre minutes (55e et 59e). La Johan Cruyff Arena commence à douter et les joueurs de l’Ajax aussi. La peur a changé de côté depuis quelques minutes et les Hotspurs poussent pour inscrire ce troisième but qui les emmènerait en finale de Ligue des Champions. On joue le temps additionnel : six minutes de stress en plus ! Toute la Hollande attende impatiemment le coup de sifflet final. A dix secondes de la fin, Tottenham a une dernière occasion : sur un ballon donné dans la profondeur par Sissoko, Llorente dévie du bout du pied vers Alli, qui cherche et trouve Lucas dans la surface. Le Brésilien reprend sans contrôle du pied gauche et trompe André Onana, pris sur sa gauche. Les coéquipiers d’Hugo Lloris réalise un exploit miraculeux et réalise un « come back » en 45 minutes. L’affiche de la finale sera Liverpool – Tottenham, une deuxième finale 100% anglaise après celle de 2008 (Manchester United – Chelsea). Après le PSG, le Real Madrid et Barcelone, c’est au tour de l’Ajax Amsterdam de subir une « remontada ».

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