1929 : L’Angleterre concède sa première défaite face à une équipe nationale d’Europe. Elle se nomme l’Espagne (3-4).

1974 : L’Atletico Madrid affronte le Bayern Munich en finale de la Coupe des Champions. Les deux équipes se quittent sur un score de parité (1-1). Pour la première fois depuis sa création en 1956, cette finale doit être rejouée.

1975 : Une finale européenne inédite au stade Sankt Jakob, à Bâle. En effet, les 15 000 spectateurs dans le stade et les millions de téléspectateurs vont assister à une rencontre opposant le Dynamo Kiev aux Hongrois de Ferencvaros. Sans le savoir, le club ukrainien a développé et propagé un style de jeu, ressemblant à celui de l’Ajax et de la sélection brésilienne, et qui est encore adapté aujourd’hui : un jeu efficace, mêlant rapidité et mouvement. Et cela a permis aux hommes de Valeri Lobanovski de battre le PSV Eindhoven en Ukraine, en demi-finale retour sur l’impensable score de 3 à 0 (but d’Onitshenko, Kolotov et Konkov). Et face à Ferencvaros, les coéquipiers du gardien ukrainien Rudakov s’imposent sur le même score : le doublé d’Onitsenko et le but de Blokhine permet au Dynamo Kiev devient le premier club soviétique à remporter une Coupe d’Europe. Encore une fois, son style de jeu a été décisif : un peu plus étonnant que lors des tours précédents (une finale jouée avec deux défenseurs libres et trois attaquants permanents). Un collectif tellement doué que la Fédération soviétique a décidé de transférer cette équipe en sélection nationale d’URSS. Oui, la totalité des joueurs font désormais partie de l’équipe nationale de l’URSS ! Incroyable !

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1982 : Oui, encore une fois nous allons parler d’un match de Coupe de France ! Oui, encore une fois nous allons parler du PSG et de Saint-Etienne ! Mais attention, ce match n’est pas n’importe quel match : c’est la première finale de Coupe de France gagnée par le Paris Saint-Germain, son deuxième trophée de son Histoire (après le titre de D2 lors de la saison 1970-1971). Effectivement ce soir-là, le Parc des Princes est plein à craquer. Ce que les 45 000 spectateurs et les millions de téléspectateurs ne savent pas, c’est qu’ils vont assister à un des célèbres matches de l’Histoire de la Coupe de France. Ils n’oublieront pas de sitôt ce superbe face-à-face entre les Parisiens, qui ne sont pas favoris sur le papier, et les Verts, dont la moitié de l’équipe de France est titularisé au coup d’envoi (Casteneda, Battiston, Lopez, Janvion, Larios et Platini dont c’est son dernier match avec les Verts avant de rejoindre les Bianconeri). Héros lors de la demi-finale face à Tours (il a arrêté quatre tirs au but), le gardien parisien Dominique Baratelli avait annoncé « une finale spectaculaire ». Et il avait raison : le club de la capitale ouvre le score peu avant l’heure de jeu (58e) par Toko sur un centre de Šurjak. « Platoche » remet les équipes à égalité d’une demi-volée (76e). Fin du temps réglementaire : les deux équipes sont dos à dos (1-1) et s’envoient en prolongation. Sur un centre de Zanon, le futur triple Ballon d’Or réalise un contrôle magique dans la surface parisienne avant de faire trembler les filets (1-2, 99e). Quel retournement de situation ! Cependant, il reste du temps à jouer et tout est possible dans le football. A une minute de la fin des prolongations, Šurjak réalise sa deuxième passé décisive : son centre est à destination de l’ancien « Ange vert » qui marque sur une reprise de volée en pivot. Un but in extremis et Rocheteau permet au PSG d’arracher les tirs au but. Francis Borelli embrasse la pelouse, les supporters parisiens envahissent le terrain : il faudra une demi-heure pour que tout rentre dans l’ordre et que la première séance de tirs au but en finale de la Coupe de France commence. Des deux côtés, les cinq tireurs ne tremblent pas. Au tour de Christian Lopez, défenseur stéphanois, d’affronter Baratelli mais ce dernier repousse son tir. Si le titi parisien Pilorget (qui reste en ce moment même le joueur le plus capé du Paris SG avec 435 matches à son actif) trompe Castaneda, c’est gagné pour Paris. Il s’élance et… marque ! Le PSG entame une grande histoire d’amour avec la Coupe de France et la fête est au rendez-vous toute la nuit dans la Ville Lumière.

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