1905 : Comme dit il y a une semaine, le premier match de l’équipe de France a eu lieu le 1er mai se terminant par un match nul, 3-3, face aux Belges. A l’époque, les clubs de Paris et du Nord se mesurent régulièrement face à leurs homologues belges. Mais en ce 7 mai 1905, pour le troisième match des Bleus, la Belgique humilie les Tricolores à Bruxelles en faisant trembler les filets à sept reprises contre zéro pour les Français. Un match qui a commencé avec une heure de retard et dont le gardien français Georges Crozier, militaire à ce moment-là, a dû quitter prématurément le terrain pour rejoindre sa caserne (75e minute). Le système du remplacement n’existait pas, la France a terminé le match à 10 contre 11.

roubaix

1933 : Une finale de Coupe de France dont les deux équipes sont issues de la même ville, du jamais vu ! Et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé en 1933 entre l’Excelsior AC de Roubaix et le Racing Club de Roubaix, finaliste la saison précédente : une finale 100% Roubaix ! La première équipe est reconnue pour son professionnalisme et son arme offensive. La seconde est plus prudente et est issue de l’amateurisme.  Pourtant, c’est bien le RC Roubaix qui a connu un parcours plus difficile que son adversaire. Le club amateur a néanmoins battu trois clubs professionnels sans encaisser le moindre but : Cannes (0-2), Nîmes (0-3) et Montpellier (0-3). Mais l’Excelsior AC de Roubaix ne tombera pas dans le piège de son voisin : un but dès le début du match (3e), puis un deuxième vingt minutes plus tard (23e) et un troisième deux minutes après (26e) leur permettent de soulever le trophée malgré la réduction du score du Racing (72e). Les supporters du Racing ne sont pas trop déçus puisque l’essentiel c’est que la Coupe aille pour la première fois à Roubaix.

1974 : Quart de finale retour de Coupe de France : Bastia – Monaco. On connaît le comportement du peuple corse. Ils ont le sang chaud ! Après la victoire monégasque au Stade Louis II au match aller (2-0) et les incidents qui ont eu lieu (agression de Pastorizza sur le Corse Graziani, en plus de la mort mystérieuse d’un jeune supporter bastiais dans les rue de Nice après le match), le match retour se passe à Furiani dans une atmosphère plus que chaude. On la qualifierait d’explosive. Au final, cela n’empêche pas les joueurs de la Principauté à se qualifier pour les demis (victoire insuffisante de Bastia sur le plus petit score, 1-0). Rageux, énervés, un millier de supporters corses, adeptes à la violence, poursuivent les vainqueurs et les assiègent dans leurs vestiaires avant de faire face aux forces de l’ordre. Le retour à la normale ne se fait pas immédiatement et l’intervention du préfet est nécessaire.