Le 15 septembre 1987, stade Zentralstdion à Leipzig, match aller 1/16e de finale de la Coupe des vainqueurs de coupe.

     Onze ans après une élimination par Southampton (alors en Second Division) en C2, l’Olympique de Marseille retrouve la Coupe d’Europe par l’intermédiaire de la Coupe des Vainqueurs de Coupes avec une confrontation dès le premier tour contre le Lokomotive Leipzig, club de R.D.A. et finaliste de la précédente édition perdue contre l’Ajax d’Amsterdam.

     Après une défaite 5-0 à Nantes, cette rencontre européenne s’annonce plus délicate qu’il n’y parait. D’autant que les titulaires William Ayache (suspendu) et Alain Giresse (blessé) ne sont pas présents pour ce match aller. Les consignes de l’entraîneur Gérard Banide sont, principalement, de la rigueur défensive et de l’agressivité au milieu de terrain. Jean-François Domergue, d’habitude défenseur central, est arrière gauche alors que Karl-Heinze Förster et Yvon Leroux, tous deux stoppeurs de métier se retrouvent partenaires dans l’axe de la défense marseillaise.

     Après trois minutes de jeu, il y a déjà un premier corner pour le Lokomotive. Il est tiré par le n°11 allemand, Frank Pallgen, mais le ballon est dégagé par Jean-Pierre Papin. Deux minutes plus tard, on assiste à un deuxième corner en faveur des joueurs de Leipzig. Tous les marseillais sont dans leur surface pour défendre. Papin et Bernard Genghini sont les seuls olympiens à évoluer dans la moitié de terrain adverse en espérant récupérer les longs ballons de leurs partenaires.


     L’absence de Giresse se fait vraiment ressentir au niveau de la construction du jeu. Les marseillais perdent rapidement le ballon qui revient de plus en plus vite comme ce contre de Torsten Kracht suivi d’un centre de Wolfgang Altmann, qui donnera le troisième corner du match après seulement… huit minutes de jeu. Après une touche jouée par Matthias Liebers, il y a à nouveau corner à la 9e minute. Cette fois, c’est un corner rentrant qui trouve la tête d’Hans-Jörg Leitzke qui échouera de peu au 2e poteau. C’est une bataille dans l’entrejeu du terrain avec une nette domination du club est-allemand. Mais Klaus Allofs, réussi une percée à la 13e minute, c’est alors qu’il est victime d’un tacle. Le capitaine de la R.F.A. tire lui-même le coup franc aux environ des 30 mètres et trouve… le mur.

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     C’est vers le quart d’heure de jeu, après une conduite de balle sur le côté droit de Ronald Keer, que Joseph-Antoine Bell réussi un bel arrêt après avoir bien fermé l’angle de tir. Alors que dans le même temps, René Müller n’a eu aucune intervention à effectuer. La plupart des attaques est-allemandes sont sur l’aile droite. Patrick Appriou et Abdoulaye Diallo (n°10) sont remarquables du côté de l’Ohème et subissent un certain nombre de fautes. Après une ouverture de Diallo sur l’aile droite, le n°11 marseillais Allofs tire dans la surface allemande mais sans succès. Du côté de Leipzig, Liebers, très actif dans les phases offensives avec Uwe Bredow, frappe tous les coups francs.
A la 35e minute, Diallo se fait sécher simultanément par 2 joueurs adverses à 30 mètres des cages de Müller. Le corps médical intervient, c’est le premier arrêt de jeu du match. Alors que Leroux se prépare à tirer, il feinte une course mais c’est Allofs, le gaucher, qui tire une nouvelle fois dans… le mur.

     Mi-temps : LOKOMOTIVE - OM : 0-0 

     La seconde mi-temps commence comme la première a fini. En effet, c'est à la 50e minute que Diallo est à nouveau victime d’une faute… qui entraînera son remplacement par Pape Abdoulaye Fall (73e). Allofs redescend souvent au milieu de terrain afin d’y apporter sa technique et de remonter le ballon. Il est séché juste aux 20 mètres. Et c’est Papin qui se charge de tirer le coup franc direct, après avoir bien enveloppé sa balle, juste au dessus de la cage du gardien du Lokomotive Leipzig.
Du côté est-allemand, Uwe Zötsche, le libéro, distribue de longs ballons depuis le début de la reprise. C'est à la 67e minute que le défenseur Frank Baum remplace le milieu de terrain Pallgen. Au fil des minutes, Leipzig se montre de plus en plus dangereux dans son attaque. Les Olympiens, qui subissent le jeu, font de plus en plus de fautes aux environs des 25 mètres des cages de Bell. D'ailleurs Claude Lowitz est sanctionné d’un carton jaune à la 74e minute.

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     Uwe Rösler remplace Torsten Kracht pour les douze dernières minutes de jeu. Alors que le Loko domine l’entrejeu, une faute est commise sur le numéro 9 marseillais qui est victime d’une blessure. Il sera remplacé par Patrick Delamontagne à la 81e minute. A la 86e minute, Appriou prend un carton jaune. Dans les toutes dernières minutes, le gardien marseillais fait une super sortie devant Baum afin d'éviter un but qui aurait été préjudiciable pour le match retour.

     Autre temps, autre football…avec Yvon Leroux et ses chaussettes baissées, sans protège tibias, avec la passe en retrait au gardien et possibilité pour lui de la récupérer et relancer à la main etc. Le sponsor maillot de l’OM en Coupe d’Europe (Europe 1) est différent de celui du Championnat de France (Maison Bouygues).


LOKOMOTIVE LEIPZIG - OLYMPIQUE MARSEILLE : 0-0

LOKOMOTIVE LEIPZIG : Müller – Kracht (Rösler, 78e), Zötzsche, Kreer, Edmond – Pallgen (Baum, 67e), Altmann, Bredow, Liebers – Leitzke, Marschall.  Entr. : Thomale.

OLYMPIQUE MARSEILLE : Bell – Lowitz, Förster, Leroux, Domergue – Passi, Appriou, Genghini, Diallo (Fall, 73e) – Papin (Delamontagne, 81e), Allofs.  Entr. : Banide.

 

 

Sources principales :

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