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1953 : Qui a dit qu’il y avait un âge limite pour jouer au foot ? Surtout pas Stanley Matthews. En cette finale de Cup entre son club de Blackpool et Bolton à Wembley, devant plus de 100 000 spectateurs, Matthews prend les commandes sur le terrain : il organise le jeu, le calme et l’accélère lorsque cela s’avère nécessaire. Même à 38 ans, « The Wizard of dribble » (le magicien du dribble) semble avoir de belles années devant lui : des dribbles venus d’ailleurs, inarrêtable sur son aile droite, toute sa classe ressurgit. Et il ne se prive pas d’offrir des passes décisives à ses coéquipiers. A tel point qu’il permet à Steven Mortensen d’inscrire un triplé (les trois premiers buts de son équipe) et de devenir le premier joueur de l’Histoire du football à marquer 3 buts en finale de Cup. Score final : 4-3 pour Blackpool. A l’issue du match, Matthews, fêté par le public, déclara : « Pour l’instant, physiquement, je me sens aussi frais qu’un junior ! Si je peux jouer jusqu’à 50 ans, je ne m’en priverai pas ! »  Cette finale sera surnommé la « Matthews Final ».

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1962 : Le Benfica d’Eusebio est en finale de la Coupe d’Europe. Après une demi-finale face aux Hotspurs de Bobby Smith (victoire 3-1 à l’aller à Lisbonne, défaite 2-1 au retour en Angleterre), les Portugais ne sont pas en finale face au Real Madrid par hasard. La différence par rapport à Tottenham ? L’expérience, la perle de Mozambique et la science du coach.

Le Merengue Puskas réussit d’abord un doublé (0-2) avant de voir Eusébio illuminer le stade d’Amsterdam : sa frappe de balle représente un réel danger pour le Real Madrid. Mené ensuite 1-3, Benfica va réussir à égaliser et à s’imposer sur le score de 5 buts à 3 grâce à deux coups de pieds arrêtés (pénalty et coup franc).C’est la deuxième fois d’affilée que Benfica est championne d’Europe. A la suite de cette victoire spectaculaire, l’entraîneur de l’équipe portugaise Bela Guttmann décide de quitter le club pour entraîner Penarol. Quant à Eusébio, il vient de remporter son premier titre à seulement 19 ans. Malheureusement pour lui, ce ne sera que l’unique trophée européen de sa carrière. Avec lui, Benfica sera finaliste à deux reprises de la Coupe des champions (1965 et 1968) et remportera le championnat portugais onze fois et gagnera cinq coupes nationales.

1985 : Il ne faut pas croire qu’il est toujours simple de gagner dans les pays de l’Est de l’Europe. Surtout lorsqu’il s’agit d’un match synonyme de qualification pour le Mundial 86 : Bulgarie – France. Emmenée par Guetov, l’équipe bulgare arrive à faire tomber les Bleus (2-0) devant leurs 70 000 spectateurs excités. Invaincue depuis septembre 1983, l’équipe de France se voit privée de Giresse, blessé, mais possède un milieu qui semble être solide (Fernandez, Tigana, Touré, Platini). Malgré quelques occasions de la part de Stopyra, maladroit à la finition, un tir sauvé sur la ligne par Amoros et trois avertissements côté français (Platini, Fernandez, Specht), la France réussit tant bien que mal à se qualifier pour la Coupe du monde grâce à leur victoire sur le Luxembourg, la Bulgarie (match retour au Parc des Princes) et la RDA. Ce qui n’était pas gagné d’avance quand on s’est aperçu que les Français étaient tombés dans le piège à Sofia.

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1992 : Leeds United attend son titre de champion d’Angleterre depuis 1974. Le club remportera le championnat lors de la saison 1991-1992 grâce à un seul homme. Un personnage à part, à fort caractère, qui ne laisse personne indifférent : Eric Cantona. Après avoir été suspendu deux mois pour un jet de ballon sur la tête d’un arbitre (quand on vous dit qu’il a un fort caractère !), il annonce, le 12 décembre 1991, son intention d’arrêter le football alors qu’il n’a que 25 ans. Un mois et demi après (le 27 janvier 1992), il arrive au pays du football pour effectuer un test d’une semaine avec le club de Sheffield Wednesday. Fidèle à lui-même, six jours plus tard, il quitte soudainement Sheffield pour rejoindre Leeds, où il signe un contrat. Là-bas, au cours des semaines, il n’est pas considéré comme une star mais comme un mythe et devient l’idole du public d’Elland Road : des T-shirts à son effigie, disque retraçant ses exploits, bref « Mad Eric » is everywhere! Loins de sa région natale (le Midi), il devient champion d’Angleterre avec Leeds pour le plus grand bonheur des fans : « J’aime l’Angleterre. J’aime cette vie, le rock, les stades qui vibrent. Ici, je vis de très grands moments. Et je suis enfin moi-même. » Le « Bad Boy », auteur de buts superbes, rejoint alors quelques mois plus tard Manchester United, dauphin de Leeds lors de la saison 1991-1992.