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1960 : Face au Chili, Just Fontaine a marqué ses deux derniers buts avec l'équipe de France, pour atteindre le total étonnant de 30 buts en 21 sélections. Mais c'est le 20 mars 1960 à Sochaux, que la carrière de Just Fontaine prend un tournant inattendu. A la suite d'un tacle idiot de Sékou (la balle avait été passée depuis longtemps), Fontaine se tord de douleur. En effet, son tibia et son péroné viennent d'être fracturés. La saison est finie pour Fontaine. Malgré tout cette blessure et sans jouer jusquà la fin de la saison, il terminera meilleur buteur du championnat, avec 28 réalisations devant Cisowski, blessé lui aussi. Au total, en quatre saisons, de 1957 à 1960, il aura marqué à 116 reprises. Sékou est catastrophé, il sait ce qu'il vient de se passer et prend en compte le degré de gravité. Par la suite, il décide donc de veillet sur Fontaine à l'hôpital et se désole. Mais le blessé inverse les rôles et lui remonte le moral tant bien que mal. Les deux hommes ne s'en tiendront en tout cas pas rigueur, puisque Fontaine acceptera plus tard de devenir le parrain de l'enfant de Sékou.

Il passe l'été chez le kinésithérapeute, Emile Wanono, à Saint-Tropez. "Vous allez voir, reposé comme je suis, je vais faire des étincelles à ma rentrée." Il rejoue à l'automne. Mais le 1er janvier 1961, BIM ! La blessure fait de nouveau son apparition à Reims, lors d'un match contre Limoges... Pas de tacle destructeur cette fois mais une mauvaise rotation de Fontaine. Bilan ? Le génie français se voit l'obligation de subir une greffe osseuse, mais pense rejouer bientôt. En fait, il ne le sait pas encore mais c'est déjà la fin de sa carrière, à seulement 28 ans... Il travaille à la création d'un syndicat de joueurs, dont il deviendra le président le 16 novembre 1961. Il joue sept minutes en championnat en 1962 mais annonce officellement la fin de sa carrière en juillet 1962, au terme d'une tournée sud-américaine avec Reims.

1963 : Pierre Pibarot, entraîneur du Raicng Club de Paris, est licencié.

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1985 : Bordeaux-Dniepropetrovsk. Quart de finale retour de C1 1985. Ce match fait partie des matches légendaires de la Coupe d'Europe, pour des raisons autant politiques que sportives. Après un nul 1-1 au Parc Lescure au match aller, les Girondins se déplace sur la pelous des Soviétiques. Mais dans un contexte politique tendu, l'URSS refuse d'accueillir des Occidentaux dans la ville ukrainienne car cette dernière abrite des usines de missiles ! La rencontre est finalement délocalisée 130km plus loin, à Krivoï-Rog. Mais à ce moment-là, nouveau fait retentissant. Les Soviétiques exigent que les Girondins s'y rendent en train de nuit depuis Kiev (onze heures de trajet). Claude Bez, président bordelais, refuse en précisant qu'il a déjà réservé un avion d'Air France jusqu'en Ukraine. Seul un comité de l'UEFA peut résoudre ce problème à quelques heures du début du match. Le comité décide donc de se réunir à Verne le matin du match et autorise le Boeing à décoller. Après un trajet interrompu qui a duré trente heures depuis Bordeaux, Giresse et ses hommes arrivent enfin à Krivoï-Rog trois heures avant le match, pour découvrir un terrain gelé. Sans perdre une seconde, les Bordelais, fatigués de leur voyage et de tous ces imprévus réussissent tant bien que mal à se focaliser sur la rencontre. Le coup d'envoi est donné et Dniepr marque dès la 12e minute, sur un coup de pied de coin. Mais les Bordelais se réveillent après le retour aux vestiaires, et Thierry Tusseau égalise sur coup franc direct. Les prolongations ne donnent rien, et Dropsy sort d'entrée le tir au but de la star soviétique Litovchenko. Aucun Bordelais ne loupe son tir au but jusqu'au dernier tireur, le Portugais Chalana. Le gaucher à moustache s'élance et marque du pied... droit ! Bordeaux devient ainsi le premier club français à se qualifier en Coupe d'Europe après une séance de tirs au but.

1995 : A Valenciennes, début du procès VA-OM.