1884 : Dans le British Home Championship, à Wrexham, l'Angleterre s'impose 0-4 face au Pays de Galles devant 4 500 spectateurs.

1912 : Première victoire de l'équipe de France en Italie (4-3) grâce notamment à un triplé d'Eugène Maës.

1955 : Cinq ans de succès à Reims et à la tête des Espoirs propulsent rapidement Albert Batteux au poste d'entraîneur de l'équipe de France quand Jules Bigot démissionne après France-Belgique (2-2). Cette fonction n'est pas encore aussi importante que celle du sélectionneur unique de nos jours, et c'est toujours Paul Nicolas qui préside au trio de sélectionneurs. Mais bien plus que ses qualités de préparateur physique, c'est bien la finesse tactique de Batteux qui est recherchée. Il a su mettre au point ce qui est devenu "le jeu à la rémoise" : garder l'équipe toujours en mouvement et de procéder par des passes courtes et répétitives. "Mais il faut aussi une équipe d'artistes", s'empresse de préciser Albert Batteux. Voilà qui tombe bien car des artistes, c'est exactement ce que sont les joueurs de Reims.

Batteux, nouvel entraîneur du Onze de France, officie toujours au Stade de Reims, et pour cet Espagne-France historique, l'équipe de France compte pour la première fois cinq Rémois : les milieux de terrain et les attaquants. Il y a là Armand Penverne, Robert Jonquet, Léon Glovacki, René Bliard et Raymond Kopa, la perle de Batteux. Kopa sera la clé d'une réussite historique contre la Roja, que la France n'a battue qu'une seule fois (en avril 1933). La rencontre, devant 125 000 madrilènes, commencent très mal. Les Bleus sont menés dès la 11e minute. Kopa, qui a débuté sur l'aile droite, passe meneur de jeu et inscrit aussitôt le premier but français. On lui refuse le deuxième pour un hors-jeu imaginaire. Mais il sera à l'origine du but vainqueur de Vincent (73e).

OMASSEMekloufi

1957 : Match incroyable au Stade Vélodrome, où Marseille accueille Saint-Etienne. À la mi-temps, les Olympiens mènent 3 à 0 grâce à un « hat-trick » de l'attaquant suédois Gunnar Andersson. Au retour des vestiaires, en six minutes, son homologue stéphanois Rachid Mekloufi réalise la même performance pour égaliser. Mais Andersson trompe Claude Abbes une quatrième fois et donne la victoire à l'OM et la défaite au leader. Un match de légende et un exploit de plus pour celui qui reste encore aujourd'hui le meilleur buteur de l'histoire de l'OM avec 170 buts marqués.

 

1976 : Battu 2-0 à l'aller, Saint-Etienne doit renverser le score à Geoffroy-Guichard, en quart de finale retour de la C1, face au Dynamo Kiev, champion d'URSS et vainqueur de la Coupe des coupes en 1975. Malgré quarante mille supporters, malgré dix occasions, le score est toujours vierge à la pause. A la 63e minute, Oleg Blokhine, après avoir dribblé deux Stéphanois, se présente seul face à Curkovic. Un souffle glacé traverse le stade, mais le Ballon d'or 1975 temporise et Christian Lopez sauve la patrie verte. Sur la contre-attaque, Piazza trouve Hervé Revelli dans la surface, qui ouvre le score. Mais le chef d'oeuvre du match, ce sera le coup franc direct de Larqué sept minutes plus tard, d'une frappe surpuissante des dix-huit mètres (2-0). "J'ai eu l'impression, avant, que je la mettais raconte-t-il. Je n'ai pas vu la balle aller au fond, mais j'ai su par les cris qu'elle étéait dedans." En prolongation, malgré l'épuisement, les deux équipes se rendent coup pour coup. Touché au mollet, Rocheteau doit rester sur le terrain car, après les sorties sur blessure de Sarramagna et Larqué, il n'y a plus de changement autorisé. C'est pourtant le jeune Stéphaois, à la réception d'un centre de Patrick Revelli, qui donne la victoire et la qualification à l'ASSE (3-0).

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