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1975 Neige et froid sur Saint-Étienne en ce 19 mars 1975. Geoffroy-Guichard est sous une couette blanche. Le speaker s'adresse aux 38 000 spectateurs : "Ce soir, Saint-Etienne, c'est la France et la France, c'est vous !". Saint-Etienne accueille Ruch Chorzow. Les champions polonais avaient gagné le match aller sur le score de 3 buts à 2. Et c'est parti, le coup d'envoi est donné ! Le match démarre fort puisque l'ASSE se procure deux offensives dans les deux premières minutes. Mais en vain ! La défense polonaise est solide et aborde le match avec sérénité. Puis dans la minute suivante, Patrick Revelli s'échappe sur son aile, Kopicera le stoppe sèchement mais irrégulièrement. C'est un coup-franc que Larqué tire parfaitement à la hauteur du point de pénalty. Pressé, Ostafinski dégage faiblement de la tête. Janvion réceptionne à dix mètres des cages et n'hésite pas à tirer. Sa frappe est sèche, et la balle pénètre au ras du poteau. Czaja, le gardien polonais, n'a pas bougé et Saint-Etienne ouvre le score. Cependant, il reste 87 minutes à jouer et à partir de ce moment-là, la crainte d'encaisser le but qui pourrait tout remettre en question se fait ressentir. Mais Saint-Etienne ne se contente pas de ce score est essaye durant tout le match de se mettre à l'abri en mettant ce deuxième but. Le score ne changera pas au cours de cette rencontre et les Verts sont en demi-finale de C1.

1980 : Après avoir atteint les quarts de finale de la Coupe des clubs champions en éliminant les Norvégiens de Kristiansand, puis les Tchèques de Dukla de Prague, le beau rêve européen des joueurs du RC Strasbourg s'achève dans la douleur. Après leur belle résistance lors du match aller disputé au stade de la Meinau, les Alsaciens se sont créés plusieurs occasions de but par l'intermédiaire de Domenech, Piasecki, et Bracci face aux monstres de l'Ajax. Mais devant 50 000 spectateurs rassemblés au Stade olympique d'Amsterdam pour le match retour, et par un froid terrible aggravé par le vent violent, les Arnesen, Lerby, et autres Tahamata remettent les choses au point. 4-0, deux buts par mi-temps et un festival offensif assez impressionnant.

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Durant la première demi-heure, les Strasbourgeois, bien recroquevillés en défense, résistent pourtant assez facilement à leur adversaires. Mais il suffit que Schoenaker ouvre le score pour que Arnesen trompent Dropsy. Deux buts en cinq minutes et la machine hollandaise est lancée. Vient au tour de Lerby et La Ling de faire trembler les filets en seconde période. 4-0, la punition est similaire à celle de subie par ces mêmes Strasbourgeois, face à Duisbourg, l'année précédente.

"Plus que jamais, je crois en mes idées. En une participation constante des joueurs, en un milieu de terrain qui monte et qui descend inlassablement. En une solidarité inébranlable et en de nombreuses permutations. Comment ne pas y croire, puisque c'est également tout ce que fait l'Ajax", déclare l'entraîneur alsacien, Gilbert Gress, après la punition d'Amsterdam. L'Ajx brise le rêve strasbourgeois !

1982 :  Finale de la CAN Ghana-Libye 1-1 (8 tirs au but à 7).

1986 : Battus 3-0 à Milan lors du quart de finale aller de la Coupe de l'UEFA face à l'Inter, les Nantais ont l'obligation d'aller au combat avec un couteau entre les dents et de créer l'exploit tant attendu. D'ailleurs, les 44 000 spectateurs de La Beaujoire y croient encore à la mi-temps puisque les Canaris, mènent 3-1 grâce à des buts signés Der Zakarian, Halilhodzic et Le Roux contre un but d'Altobelli. Mais en six minutes, la redoutable machine de l'Inter remet les pendules à l'heure : Brady (59e) puis Altobelli (65e) valident la qualification du club milanais pour les demi-finales de la C3. Jean-Claude Suaudeau déclara après la rencontre : "Mes joueurs sont capables d'être irresistibles puis leur volonté s'émiette, se disperse. Je me demande s'ils seront jamais adultes."

1996 : Le Parc Lescure a revêtu ses habits de gala pour accueillir les monstres du Milan AC, à l'occasion de ce match retour des quarts de finale de la Coupe de l'UEFA. Vainqueurs à l'aller 2-0, les joueurs de Capello débarquent en Gironde sans crainte excessive. Certains, dont le "francese" Marcel Desailly, semblent même snober leurs adversaires d'un soir. Mais les 33 000 spectateurs présents dans le vieux stade bordelais ne savent pas encore lorsque l'arbitre turc donnent le coup d'envoi, qu'ils vont vivre un moment inoubliable. Décomplexés, déchaînés, se jetant sur tous les ballons et remportant les duels, Zidane, Dugarry et leurs coéquipiers vont réaliser le match de leur vie. A la 15e minute, Lizarazu récupère un ballon de Witschge, élimine Panucci et centre pour Tholot qui débloque le score. A ce moment-là, Milan est toujours qualifié mais le combat a changé d'âme. Poussés par un public aussi déchaîné qu'eux, les Bordelais vont égaliser sur l'ensemble des deux rencontres à la 64e minute grâce à un coup franc de "Zizou", dévié involontairement, par... l'arbitre, est repris en force par Dugarry. Devant des Milanais perdus et agressifs, les Girondins continuent à pousser et à vingt minutes de la fin, Dugarry (encore lui) récupère une passe de son coéquipier Zinedine Zidane pour battre Ielpo d'un tir superbe. 3-0, Bordeaux réussit un coup fantastique en renversant la situation et en éliminant le Milan AC de Berlusconi. L'un des plus grands exploits jamais réalisés en od'Europe par un club français !

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