1872 : 2 000 spectateurs se sont rassemblés pour assister à la première finale de la Cup. Disputée à Londres, dans le stade de Kennington Oval, cette rencontre inédite voit la victoire finale des Wanderers, qui battent le Royal Engineers AFC sur le score d'un but à zéro. Ce match marque un nouveau tournant décisif dans l'Histoire du football après l'apparition du hors-jeu (1867) et cele du gardien de but (1871). Désormais, cette compétition sera disputée chaque année, ce qui est une bonne nouvelle pour tous les amoureux du football, de plus en plus nombreux en Grande-Bretagne.

1960 : France-Chili : 6-0. Just Fontaine marque ses deux derners buts en sélections.

bathenay_liverpool_1977

1977 : Les Verts de l'AS Saint-Etienne ne disputeront pas les demi-finales de la Coupe des clubs champions. Même si tout avait bien commencé pour le club français avec notamment la victoire 1-0 à Geoffroy-Guichard (but de Dominique Bathenay), les partenaires de Christian Lopez s'inclinent finalement 3-1 lors du match retour, disputé dans une ambiance exceptionnelle à Anfield Road devant 56 000 spectateurs.

Mais ce que l'histoire retiendra de ce match poignant, c'est surtout le but exceptionnel inscrit par Bathenay cinq minutes après la reprise. Alors que le score est de 1 à 0 pour Liverpool (but de Keegan dès la 2e minute), les Verts entament la seconde période avec beaucoup de panache et de culot. Ils y croient à la qualification et mettent ltoutes les chances de leurs côtés. Au milieu de terrain, Bathenay récupère la balle et fonce vers le but gardé par Ray Clemence. D'abord surpris, l'équipe anglaise (du moins les milieux et défenseurs) réagissent trop tard. Jimmy Case tente en vain de rattraper Bathenay qui, à 35 mètres du but anglais, arme un tir exceptionnel de puissance et de précision après avoir pris l'information plusieurs fois. Une frappe fantastique qui terminera sous la barre transversale de Clemence. Un but venu d'ailleurs ! Le buteur lève les bras et tout Saint-Etienne croit en la qualificaition. Mais à la fin, ce sont les Reds qui vont se qualifiés.

"Jamais je n'oublierai ce but marqué à Anfield. Parce que dans ce geste, il y avait tout : l'instantanéité, la force, la précision. C'est pourquoi, même en dépit de notre élimination, je l'ai savouré comme un moment exceptionnel de ma carrière", déclare après ce match mémorable Dominique Bathenay, héros d'un soir, pendant que la presse britannique, fair-play, s'enthousiasme pour ce tir sortant de l'ordinaire.

Platini_Aston_Villa_1983

1983 : Pour voir jouer un des meilleurs joueurs de la planète, les journalistes sont prêts à le suivre partout. En tout cas, en ce jour de 1983, les journalistes italiens sont venus suivre ce match retour de la Coupe des clubs champions entre la Juventus et Aston Villa, champion d'Angleterre en titre. En vérité, ils sont venus voir Michel Platini qui est à ce moment-là au sommet de son art. Auteur de deux des trois buts de son équipe (victoire italienne 3-1), créateur de génie, le Français obtient la note rarissime de 9/10 dans la presse transalpine, pourtant célèbre pour sa sévérité. "Platini a joué comme un extraterrestre, et nous n'exagérons pas", écrit même Tuttosport, l'un des trois grands quotidiens sportifs du pays. Platini est grand et le monde est désormais son royaume.