1910 : Cela ne fait que deux ans que l'Inter Milan est fondé. Et cela n'empêche pas le club milanais de remporter le championnat fédéral devant l'équipe de Pro Vercelli, alors dominante du Calcio depuis de longues années. La différence ? Le style de jeu : celui de l'Inter est beaucoup plus offensif que son dauphin avec 55 buts inscrits en championnat contre 45 pour Vercelli. En revanche Vercelli a encaissé moins de buts que son rival (15 contre 26). Virgilo Fossatti, meneur de jeu des Nerazzurri développe un jeu chatoyant attirant de plus en plus de personnes. Campelli (gardien), Fronte et Zoller (défenseurs), Yenni, Fossatti et Stebler (milieux), Capra, Peyer, Peterly, Aebi, Schuler (attaquants) sont les nouveaux champions d'Italie.

Coupe de france 1921 Red Star

1921 : Mais pourquoi 18 000 personnes se pressent dans les allées du bois de Vincennes vers le stade de Pershing ? Tout simplement parce qu'il s'agit de la première recette record du foot français. A tel point que cela crée des embouteillages. Pour cette quatrième finale de Coupe de France, la coupe n'ira pas en province puisque les deux clubs qui s'affrontent sont tous les deux parisiens : l'Olympique de Paris et le Red Star. Après une fracture de l'épaule et un écartement de deux ans des terrains, Pierre Chayriguès fait son grand retour dans les cages du Red Star. Durant le match, le capitaine du Red Star, Lucien Gamblin, réalisa une action tout à fait inimaginable. Alors que Darques avait saisi sa chance, Gamblin arrêta le tir des deux mains. Pénalty pour l'Olympique de Paris ! Pénalty arrêté par "Pierrot" Chayriguès. Par la suite, le Red Star remportera le match et le trophée sur le score de 2 à 0, première des cinq Coupes de France, et première d'une série de trois consécutives.

1927 : France-Italie. Dernière minute de jeu et les Italiens mènent 3-2. Deux buts signés Libonatti puis un autre de Conti. On se dirige tout droit vers une victoire italienne. Mais le public parisien est sur le point d'assister à un match nul. En effet, alors qu'il ne reste plus que quelques secondes, l'avant-centre français Taisne trompe une troisième fois le portier italien et permet aux Bleus d'arracher in extremis un match nul. Qui l'aurait cru ?

1968 : Quart de finale retour du championnat d'Europe : la France affronte la Yougoslavie. Après le match nul 1-1 deux semaines plus tôt à Marseille, la rencontre se dispute dans le stade de L'Etoile Rouge de Belgrade. Et en un quart d'heure, les Yougoslaves ont déjà trois longueurs d'avance (Petkovic à la 2e, Musemic à la 13e et Dzajic à la 14e). Petkovic réalise un doublé à la 32e minute avant que Fleury Di Nallo ne réduise le score une minute plus tard. Au final, Musemic assura la qualification de son équipe à 11 minutes de la fin. Comme d'habitude, la Yougoslavie élimine les Bleus (élimination à la qualification de la Coupe du monde 1950, élimination de la Coupe du monde en 1958, élimination en demi-finale de la Coupe d'Europe des nations en 1960). 

1985 : C'est ce jour-là que le Parc Lescure enregistrera son record d'affluence (42 000 spectateurs) pour un quart de finale de la Coupe des clubs champions entre Bordeaux et la Juventus. Lors du match aller, la Vieille Dame, emmenée par un Platini en feu, avait remporté la rencontre 3 à 0. A dix minutes de la fin, Bordeaux mène 2-0. Dans un stade chaud bouillant, Tigana est à deux doigts d'inscrire le troisième but français mais sa frappe est détourné par Bodini. Au coup de sifflet final, malgré la victoire, tout le Parc Lescure se rend bien compte que les joueurs d'Aimé Jacquet ne disputeront pas les demi-finales. Bordeaux a frôlé l'exploit et sort sous les honneurs.

9a333e54576de63519fd4a9452836