17 novembre 1976 FRANCE EIRE1976 : 43 437 spectateurs sont venus soutenir l’équipe de France pour ce deuxième match qualificatif pour la Coupe du monde 1978. France – République d’Irlande est l’affiche de ce mercredi soir de novembre. Le libéro marseillais Marius Trésor fait office de capitaine. Lui (30) et le gardien de but niçois Dominique Baratelli (17)  sont les seuls à être capés de plus de 10 sélections comme lors du match nul encourageant en Bulgarie (2-2). Le sélectionneur Michel Hidalgo est à la recherche d’un groupe capable de se qualifier pour la prochaine coupe du monde. Le 0-0 à la pause peut laisser sceptiques certains observateurs. Mais au retour des vestiaires, le numéro 10 Michel Platini (5 sélections) inscrit un but du point de pénalty qui permet à la France de mener au score (47e). L’avant-centre lyonnais Bernard Lacombe (7 sélections) est remplacé par l’attaquent nancéen Olivier Rouyer (2 sélections) à la 71e minute. Le milieu défensif stéphanois Dominique Bathenay (4 sélections) marque un but en dehors de la surface à la 88e minute. Le milieu de terrain Raymond Keruzoré (stade Lavallois)  fête sa première sélection ce soir-là. L’équipe de France l’emporte 2-0 et finit l’année civile sur une impression favorable.

 

17 novembre 1979 FRANCE TCHÉCOSLOVAQUIE1979 : Paris, au Parc des Princes la France accueille le Tchécoslovaquie pour le dernier match de qualification du Championnat d’Europe des Nations. Christian Lopez (défenseur, ASSE) est capitaine de cette sélection qui évolue sans son meneur de jeu habituel Michel Platini (blessé). C’est le nantais Gilles Rampillon qui le remplace du haut de ses 2 sélections… À la pause, ils sont près de 40 000 dans les tribunes à rester sur leur faim vu le score du tableau d’affichage 0-0. Pour la seconde mi-temps, l’attaquant Bernard Lacombe (Bordeaux) laisse sa place à l’attaquant nantais Éric Pécout.  Ce dernier fête sa deuxième cape chez les Bleus en marquant un but à la 67e minute tout comme Rampillon (76e). Le milieu de terrain Jan Kozak (Lokomotive Košice) réduira le score pour la Tchécoslovaquie à la 80e minute. Malgré la victoire finale 2-1, la France n’est pas qualifiée pour le prochain Championnat d’Europe des Nations.

 

17 novembre 1990 ALBANIE FRANCE

1990 : Devant 15 000 spectateurs, l’Albanie reçoit la France à Tirana, au stade Qemal Stafa. Cette rencontre compte pour les éliminatoires du Championnat d’Europe qui aura lieu en Suède (1992). Michel Platini, sélectionneur de l’équipe de France, confie le brassard au néo monégasque Franck Sauzée (18 sélections) ainsi que le poste de défenseur central aux côtés du libéro Laurent Blanc (13 sélections, Montpellier HSC), reléguant Basile Boli (25 sélections, OM) au poste d’arrière droit. À la 22e minute, le milieu offensif parisien Christian Pérez tire un corner et trouve la tête de Boli qui marque là son unique but avec l’équipe de France.

17 novembre 1990 ALBANIE FRANCE

 

L’attaquant stéphanois Philippe Tibeuf est remplacé par l’attaquant-ailier David Ginola (Brest-Armorique) à la 67e minute. C’est la première sélection du néo breton. Quant à l’ailier gauche auxerrois Pascal Vahirua, il laisse sa place à Jocelyn Angloma (2e sélection), défenseur parisien recruté l’été dernier. Le score n’évoluera plus jusqu’à la fin du temps règlementaire. Albanie 0 – France 1.

 

 

 

1993 : Pour le dernier match des éliminatoires de la World Cup aux USA, la France et la Bulagarie s’affrontent au Parc des Princes. L’un des matches de l’équipe de France les plus dramatiques avec Séville  82 ! Non, car Séville avait son charme, son suspens et sa colère bref c’était un match romantico-dramatique ! Question de génération sans doute. Car avec ce France-Bulgarie 1993, il s’agit plutôt d’une tragédie… En cette soirée de novembre, le temps est froid à Paris.

Parc des Princes, avec 48 402 spectateurs qui encouragent leurs joueurs à fond les ballons. Ces mêmes joueurs qui avaient joué avec le feu lors du précédent match contre l’Israël et qui avaient perdu à la 89e minute ! Cette fois, le capitaine marseillais et attaquant Jean-Pierre Papin ainsi que ses coéquipiers sont prévenus, le résultat nul est le minimum à obtenir pour la participation à la Coupe du Monde 1994. C’est donc l’euphorie générale quand à la 32e minute, sur une passe de Papin (tête),  Éric Cantona (attaquant, Manchester United) envoie le ballon au fond des filets du gardien de but Borislav Mikhailov (FC Mulhouse). Mais très vite… trop vite même, sur un corner du milieu offensif  Krasimir Balakov (Sporting Portugal), l’attaquant Emil Kostadinov (FC Porto) rend la politesse aux Bleus par une terrible tête au premier poteau (37e). Boum,  surprise, brouillard, écran de fumée, joie dans les tribunes…visiteuses. En cette soirée de novembre, le temps est vraiment froid à Paris.

  Les joueurs français se méfient et attendent la mi-temps qui est sifflée par l’arbitre… quelques longues minutes plus tard. À la reprise de la seconde période l’équipe de France paraît sereine avec quelques occasions de Canton ou Papin. Elle laisse l’impression de gérer le score sans trop se lancer à l’abordage, se méfiant des contres bulgares… Le sélectionneur Gérard Houiller devant les crampes de Papin, remplace le numéro 9 par le parisien David Ginola (69e). Le brassard est remis à Cantona. Les minutes passent et le rêve américain se rapproche pour l’équipe de France sous les encouragements de son public qui voit les tirs de Ginola  et du milieu Franck Sauzée (Atalanta Bergame)  passer à côté des cages de Mikhailov. Houiller remplace le milieu Sauzée par le milieu Vincent Guérin (PSG) à la 81e minute. C’est du poste pour poste. Peut-être pour gagner du temps ou casser le rythme de la partie car les bulgares se montrent de plus en plus entreprenants et les français de plus en plus hésitants. La minute d’après, c’est Aleksandrov Petar (attaquant, FC Aarau) et Daniel Borimirov (milieu, PFK Levski Sofia) qui entrent en jeu à la place de Tsanko Tzvetanov (défenseur, PFK Levski Sofia) et de Yordan Letchkov (milieu, Hambourg SV). Bref, le sélectionneur bulgare Dimitar Penev tente le tout pour le tout au cas où. Depuis plus de trente ans qu’il est dans le foot pro, on ne sait jamais… En cette soirée de novembre, le temps est glacial à Paris.

 Les bulgares revigorés par l’entrée de ses deux joueurs frais se donnent à fond et veulent créer l’exploit qu’ils sentent à portée de main – ou du moins de pied. Mais en se découvrant par une action offensive, l’équipe de France saisit l’occasion d’obtenir un cou franc. Avec les joueurs français qui ont le ballon au niveau du corner gauche des cages de Mikhailov, côté Boulogne, le public exulte, persuadé qu’il va y avoir but !  Il ne peut en être autrement. Et il a raison. Le public a toujours raison, alors il y aura but… et quel but !! La joie des joueurs bulgares est à la hauteur de la tristesse des joueurs français. Ces mêmes joueurs qui se sont brûlés lors de ce présent match contre la Bulgarie et qui ont perdu à la 90e minute ! Cette fois, pas la peine de décrire l’action, elle fait partie de la mémoire collective du foot hexagonal. Tout a été dit, écrit, répété, transformé et amplifié sur ce but. Sans commentaire. Kostadinov, en pleine course, tire un terrible missile sous la barre. Boum, tonnerre, écran noir, black out, stupeur dans les tribunes…sauf visiteuses. En cette soirée de novembre, le temps s’est arrêté au Parc des Princes.