27 décembre 1983 PLATINI BALLON D'OR

1983 : Sur 26 votants, le vainqueur obtient 18 voix pour la première place – et cinq voix pour la deuxième place – ce  qui fait que son dauphin (Kenny Dalglish, Liverpool) se retrouve à… 84 points derrière au classement final ! C’est sûr que pour son premier Ballon d’or – le deuxième français depuis Raymond Kopa en 1958 – n’a pas fait dans la dentelle. Michel Platini, le numéro 10 de la Juventus Turin remporte ce trophée avec 110 points au total. Après quelques difficultés lors de son arrivée dans l’équipe turinoise (avec six champions du monde 82 !), « Michele » a su imposer son style et son talent dans le Calcio. À la fin de sa première saison dans le Calcio, il finit meilleur buteur avec 16 buts. Avec la responsabilité et la maîtrise tactique dont il fait preuve dans un championnat très relevé, il s’impose auprès de ses partenaires et de son entraîneur Giovanni Trapattoni. À travers l’épopée européenne de son club en Coupe des clubs champions, il marque son empreinte sur les  pelouses européennes. Mais Platini n’est pas qu’un buteur. Et son entente avec le Polonais Zbigniew Boniek dans son club le confirme. En effet, si l’adresse du Français devant le but est reconnu de tous, sa palette technique est admirée par tous ; notamment par ses pairs qui se trouvent sur le même terrain et cherchent à le stopper dans son art du dribble, de la passe ou du tir. Que ce soit la précision de ses coups-francs, l’efficacité de ses passes, la technique de certains de ses tirs comme le lob ou la tête… Platini ne laisse pas insensible les admirateurs du beau geste. Pas évident quand on est le « fuoriclasse » d’un équipe qui ne pratique pas le beau jeu mais plus l’efficacité. Pour résumer, la Juventus avec sa défense de fer, c’est Platini qui transmet le ballon en feuille morte à Boniek, qui se charge d’inscrire le but. Dans l’action de jeu, pour le bonheur de son compère offensif, « Michele » peut déclencher aussi bien un tir lobé qu’une passe croisée… voire même l’inverse.