1925 : La règle du hors-jeu est modifiée par l’International Board : Le nombre minimum de défenseurs présents entre l’attaquant et le but passe de trois à deux, ce qui oblige les équipes anglaises à changer leurs schémas tactiques. Elles adoptent le 2-3-5 et plus le 3-2-5.

1931 : Le statut du joueur est adopté par la Commission du football professionnel et cette dernière limite à trois le nombre d’étrangers par équipe. Cela créé une forte période de naturalisation et l’arrivée d’entraîneurs étrangers.

1956 : 13 juin 1956. Première finale de Coupe d’Europe des clubs champions : Stade de Reims contre le Real Madrid. Surprenant soit-il, parmi les deux finalistes c’est bien les Rémois qui sont les seuls invaincus de la compétition. En hommage au journal L’Equipe d’avoir créée cette compétition, la finale se déroule au Parc des Princes. Reims n’a pas l’intention de se laisser marcher dessus par les Merengue. Kopa, Fontaine et ses coéquipiers démarrent la rencontre sur les chapeaux de roues : déjà 2-0 pour Reims après seulement dix minutes de jeu. Eh oui ! L’attaque rémoise a rendu folle une première fois l’arrière-garde Madrilène dès la 6ème minute par Leblond sur un corner du grand Raymond Kopa, puis une deuxième fois quatre minutes plus tard par Templin. L'entraineur rémois, Albert Batteux, voit sa stratégie fonctionnait à merveille : il savait que Llorente (entraîneur du Real) allait aménager son WM de manière à ce que le meilleur joueur rémois, Raymond Kopa, soit pris sans cesse au marquage. Il a donc décidé de créer des offensives sur les côtés grâce à la vivacité des deux ailiers Michel Hidalgo et Jean Tremplin pour contrer une solide défense centrale madrilène. Et permettre ainsi à Kopa d’être moins encerclé dans l’axe. Au vu du score après dix minutes de jeu, on se dit alors que les Rouges et blancs sont bien rentrés dans leur match et que les Espagnols vont avoir du mal à rattraper leur retard. Et pourtant, Reims manque l’occasion de tripler la mise...

Les Merengue se réveillent au quart d’heure de jeu grâce à leur leader, le seul et l’unique Alfredo Di Stephano (14e). Quinze minutes plus tard, le double futur Ballon d’or (1957 et 1959) se transforme en passeur et offre la balle d’égalisation à son compatriote argentin Rial (30e, 2-2). En si peu de temps, la finale a pris tout un autre tournant. Le Real insiste, le Stade de Reims est sous pression mais au bout des 45 premières minutes, les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score de parité mais cela aurait pu être pire pour le club français si les Espagnols n’avaient pas trouvé la barre transversale.

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Pour le plus grand plaisir des 40 000 spectateurs présents au Parc des Princes, le ballon va d’un but à l’autre. Poussé par une bonne ambiance, Hidalgo redonne l’avantage à son club en déviant un coup franc de Kopa à la 62ème minute de jeu. Une joie de courte durée : en effet, les coéquipiers de Munoz, passeur sur le premier but madrilène, régissent immédiatement et ne perdent pas espoir. Cinq minutes plus tard, Marquitos remet les équipes à égalité après un festival de Don Alfredo. Un scénario cruel pour les Rémois, mais mérité pour les Madrilènes. Et ce moment-là, Le Real Madrid devient un rouleau compresseur : occasions sur occasions. Les hommes de Batteux peuvent remercier Jonquet, omniprésent en défense, de maintenir ce score. Mais voilà que Reims ne fera plus trembler les filets espagnols et que Joseito et ses partenaires en profiteront pour inscrire le but de la victoire grâce à un doublé de Rial à dix minutes de la fin (79e). 4-3 pour le Real. Un match complètement fou pour une première finale de Coupe d’Europe dans l’Histoire du football ! Au terme d’une rencontre spectaculaire et inoubliable, Di Stephano est élu homme du match, le Real a privé Reims de champagne... et a fait signé Kopa quelques jours plus tard.

1974 : Ouverture de la Coupe du Monde en Allemagne avec en guise de nouveauté l’apparition de deux tours de poules pour accéder directement à la finale.