1928 : Lors du congrès de la FIFA à Amsterdam, présidé par Jules Rimet à l’époque, 23 voix sont pour la création d’une Coupe du monde, idée présentée par Henri Delaunay, alors que 5 voix ne le sont pas (Danemark, Estonie, Finlande, Norvège et Suède). A la majorité, la Coupe du monde est alors créée !

1957 : Affiche inédite pour cette finale de la Coupe de France. Ni Toulouse ni Angers ne sont jamais parvenus à ce stade de la compétition. C’est fait ! Auparavant, seul l’entraîneur du Téfécé, Jules Bigot, avait connu et remporté une finale de Coupe de France : c’était en 1947 et 1948 avec le LOSC. Mais la chose la plus importante se trouve du côté de l’homme en noir. Effectivement, pour la première et la dernière fois de l’Histoire de la Coupe de France, la rencontre est arbitrée par un Anglais, Mr Clough. En plus de cette expérience inédite, cette finale est la plus riche en buts jusqu’à aujourd’hui. En effet, le Téfécé dicte rapidement sa loi en inscrivant trois buts en trente minutes. Au final, ce sont bien les hommes de Jules Bigot qui l’emporteront sur le score de… six buts à trois, soit un but tous les dix minutes. Ce record sera-t-il battu un jour et par qui ? Seul le foot nous le dira !

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1993 : A l’été 1992, Jean-Pierre Papin quitte l’OM pour le Milan AC. Mais il retrouvera le club phocéen le 26 mai 1993 en finale de Ligue des Champions, au stade olympique de Munich. Et ce soir-là, Marseille sera à jamais le premier club français à soulever la coupe aux grandes oreilles. Parce que oui, l’OM prendra finalement le dessus sur le club Lombard au coup de sifflet final (1-0). Et ce but victorieux, l’OM le doit surtout à son défenseur central Basile Boli. A la 44e minute, juste avant la mi-temps, Abedi Pelé obtient le premier corner de son équipe, malgré un match cadenassé. Le Ghanéen s’en charge, le tire, et trouve Boli dans la surface. Le Français saute plus haut que ses adversaires et notamment Rijkaard et trompe Rossi d’une tête croisée. Laissé sur le banc par son entraîneur Fabio Capello, « JPP » ne réagit pas. Cette victoire marseillaise est due aussi en grande partie au jeune gardien français Fabien Barthez. Le jeune portier de 21 ans (plus jeune gardien de l’Histoire à remporter la plus prestigieuse des trois coupes d’Europe) est l’auteur de plusieurs arrêts décisifs sur des tirs de Massaro, de Van Basten, de Rijkaard et de Papin (entrée à la 55e minute, sous les sifflets marseillais à la place de Donadoni). Le secondes passent et Milan continue à se créer beaucoup d’occasion mais en vain. La défense marseillaise résiste bien, est cadenassée telle une forteresse : Durand, Boli et Desailly jouent leur rôle à fond et sont irréprochables. Malgré une reprise de « JPP » (sur un centre de van Basten) qui frôle le montant de Fabien Barthez, l’arbitre donne les trois coups de sifflet final. Tous les Marseillais, joueurs, dirigeants et supporters lèvent les bras au ciel, courent dans tous les sens, crient de joie. Bref, laissent exploser leur joie !

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Le Ballon d’Or 1993 baisse la tête, attristé. Le seul Français triste de cette soirée vient de perdre sa deuxième finale de C1, après celle de 1991. Eric Di Meco, lui, a tout connu avec Marseille : victoires, défaites, nuls, descente en D2… Et là, le graal : la Ligue des Champions. "J’avoue qu’on y croyait, mais je ne pensais pas que cela allait être grand comme cela. Je ne pensais pas que ce serait aussi beau." déclara le milieu marseillais. Franck Sauzée a aussi son mot à dire : "Nous sommes en train de vivre des moments inoubliables. Pas seulement dans notre vie de footballeurs mais aussi dans notre vie d’hommes !" Du côté du Milan, Silvio Berlusconi, l’homme d’affaires des Rossonerri à l’époque est très déçu : "Je vis ma plus grosse déception depuis que je suis dans le football. Mais quand on domine sans marquer comme ce fut le cas de mes joueurs, on s’expose à de graves dangers."

Après 32 ans d’attente, un club français remporte enfin une coupe d’Europe, la plus prestigieuse en plus ! Avant ce match, la France était le seul pays d’Europe de l’Ouest à n’avoir jamais remporté la C1 depuis sa création en 1956, la C3 depuis 1958 et la C2 depuis 1961. L’Olympique de Marseille entre dans la légende : à jamais les premiers !

1999 : L’attaquant anglais Gary Lineker avait déclaré : « Le football est un jeu qui se joue à onze contre onze et à l’issue duquel les Allemands finissent toujours par l’emporter. » Cette phrase n’a pu lieu d’être. Effectivement, ce 26 mai 1999, les joueurs du Bayern Munich sont abattus. Manchester United vient de renverser le sort du match dans les dernières minutes de la rencontre après avoir était mené depuis la 6e minute grâce à un coup franc de Bassler. En effet, cette finale de Ligue des Champions semblait sourire aux Bavarois : en plus de ce but dès l’entame de match, les Allemands confirmaient leur domination en trouvant le poteau sur un tir de Scholl (79e). Mais c’est sans compter sur le hasard du football. On joue le temps additionnel de la seconde période et le Bayern mène toujours 1-0. Tout le stade de Barcelone, tous les fans de football pensent alors que ce sont les hommes d’Ottmar Hitzfeld qui soulèveront la dernière Champions League du XXe siècle. Et pourtant, ils ont tort ! En quelques secondes, ce Manchester United de Sir Alex Ferguson est resté à jamais gravé dans l’Histoire de ce fabuleux sport : une égalisation de Sherringham suivi d’un but de Solskjaer et les Red Devils remportèrent sa deuxième Coupe d’Europe, 31 ans après celle de 1961 face au Benfica Lisbonne. Qui l’aurait cru ? Qui aurait pensé que Man U avait la capacité d’enlever le trophée le plus convoité du vieux continent ? Personne ! Et cette victoire permet à United de réaliser un triplé historique : coupe nationale, championnat, coupe d’Europe. C’est la troisième équipe à réaliser une telle performance après le Celtic en 1967, l’Ajax en 1972 et le PSV en 1988.

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