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1963 : Nouvelle finale de Coupe d’Europe. Après avoir éliminé Norköpping (1-1, 5-1), Dukla Prague (2-1, 0-0) et Feyenoord (0-0, 3-1) en phases finales, le Benfica Lisbonne d’Eusebio affronte le Milan AC de Cesare Maldini, tombeur de L’Union Luxembourg (0-8, 6-0), d’Ipswich (3-0, 1-2), de Galatasaray (3-1, 5-0) et de Dundee (5-1, 0-1). Les Italiens ont réussi à inscrire 31 buts en 8 matches et avec Trappatoni comme demi-verrouilleur, les coéquipiers du gardien Ghezzi sont prêts à défier le club portugais qui n’est plus aussi solide qu’il y a deux ans. Pourtant, c’est bien le Benfica qui ouvre le score grâce à son magicien Eusebio (19e). Le Milan ne s’inquiète pas et compte sur son libero Maldini qui est reconnu pour tout savoir et tout voir. Le stratège a tout de suite compris le jeu portugais et décide, à la mi-temps, de permuter Benitez et Trappatoni pour mieux encercler Eusebio. Tactique payante puisque lors de la seconde période, Milan se donne plus d’aire, arrive à développer son jeu habituel et prend le dessus sur son adversaire. Le doublé  d’Altafini en onze minutes (58e et 69e) permet aux Rossoneri de devenir le premier club italien à remporter la Coupe des champions depuis sa création en 1956. Tout ça grâce au grand Cesare Maldini qui lance  la tradition des grands liberos.

1976 : Pour le match amical Hongrie-France, le sélectionneur français Michel Hidalgo décide d’appeler l’excellent défenseur de l’AS Nancy-Lorraine Carlos Curbelo. Mais son souhait ne se passe pas comme prévu. Uruguayen naturalisé français, la FIFA fait savoir à la Fédération Française de Football que Curbelo ne peut pas porter le maillot de l’équipe de France du fait qu’il ait disputé trois matches avec la sélection uruguayenne en international junior. Attristé par cette mauvaise nouvelle, le joueur décide tout de même de prendre le vol pour Budapest avec le reste de l’effectif. Et lors du match, en début de deuxième période, Hidalgo décide de le faire entrer en jeu à la place de Jean-Marc Guillou (50e), quatre minutes après le but hongrois (Fekete, 46e). Une prise de décision qui n’est pas du goût de l’organisation international qui régit le football mondial (FIFA).

1985 : Maradona quitte le FC Barcelone à l’été 1984, arrivée de Terry Venables en tant qu’entraîneur et de Steve Archibald en tant que remplaçant du Roi argentin. On se dit alors que le Barça est en reconstruction et que le titre de champion d’Espagne ne sera pas encore pour cette saison, trophée qui lui échappe depuis 1974 sous l’ère Cruyff. Mais tout peut arriver dans ce beau sport qui est le football. Les hommes de Venables transmettent un message fort dès le début du championnat, le 2 septembre 1984, en battant son grand rival le Real Madrid sur le score de 3 à 0. Après une saison formidable grâce au duo Archibald-Schsuter, les deux meilleurs buteurs du championnat (15 et 11 buts), les Blaugranas terminent la saison tout en haut du classement, avec dix points d’avance sur son dauphin, l’Atletico Madrid. Les Catalans ont mis un terme au règne madrilène avec seulement deux défaites (une contre Bilbao et une autre contre Alicante) et remporte la Liga pour la première fois depuis 1974.

FC Barcelona 1984-1985