ValenciennesOM

1993 : Valenciennes contre l’Olympique de Marseille. Là comme ça, on peut dire que c’est un match banal de championnat. Elles ne le savent pas encore mais les personnes qui se trouvent dans le vieux stade Nungesser assisteront au plus gros scandale du foot français. Pour ce match, l’équipe locale (Valenciennes) doit lutter pour son maintien en première division. Du côté marseillais, c’est le dernier match avant la grande finale contre le Milan AC de Frank Rijkaard en Ligue des Champions, à Munich, qui aura lieu une semaine plus tard. Alen Bokšić, attaquant croate de l’OM, fait trembler les filets du VAFC et permet à son équipe de gagner la rencontre 1 à 0.  Mais c’est deux jours après le match que le scandale éclate. Jacques Glassmann, défenseur valenciennois, révèle que le match ne s’est pas passé comme prévu, c’est-à-dire dans la normalité. Avant ce match VA-OM, il y a eu tentative de corruption et subornation de témoin : l’affaire VA-OM éclate ! Pour résumé, à la mi-temps du match, Glassmann a confié à Boro Primorac (son entraîneur) que Jean-Jacques Eydelie (un joueur de Marseille mais aussi son ancien coéquipier à Valenciennes) et Jean-Pierre Bernès (le directeur général de l'OM) l'ont contacté par téléphone la veille de la rencontre. Le sujet de cet appel était de convaincre Glassmann et deux de ses coéquipiers (Jorge Burruchaga et Christophe Robert) de lever le pied lors de la rencontre en échange d’une somme d’argent. Ils acceptent et le soir même, la femme de Robert se rend sur le parking de l’hôtel des Marseillais pour récupérer la lourde enveloppe.

Le 6 septembre, les questions se multiplient sur cette affaire du côté de la justice et les instances dirigeantes du foot français. Mais l’UEFA décide de rendre son verdict : l’OM est officiellement suspendu de Coupe d’Europe et privé de Coupe intercontinentale.