1943 : Avant de s’appeler la Coupe de France, cette compétition était nommée Coupe Charles Simon, en hommage au  secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre. Et avant, si la finale se terminait sur un match nul, elle était rejouée quelques jours plus tard. Ce fut le cas le 9 mai 1943 après un match nul 2-2 entre Bordeaux et Marseille. Mais huit jours plus tard, l’OM porte réclamation : en effet, la licence d’Ahmed Nemeur (transféré du Havre vers Bordeaux en 1942) n’aurait pas été enregistrée à temps. Il est vrai que l’enregistrement a été faite le 12 octobre 1942, soit plus de trois semaines après la date limite d’enregistrement pour la Coupe de France. Si les instances du foot français appliquent le règlement à la lettre, les Girondins de Bordeaux devraient êtres disqualifiés de la compétition puisque le joueur en question a disputé tous les matches depuis le début de l’année. C’est là que le colonel Pascot (haut commissaire au sport) intervient : il s’oppose à ses propres décrets et décide de faire rejouer le match. Selon lui, « Le résultat d’une épreuve sportive ne peut être acquis que sur le terrain et pas sur le tapis vert. » A ce jour, ce n’est que la seconde fois qu’une finale de Coupe de France est rejouée après celle de 1925, opposant le CA Sports généraux au FC Rouen. Cinq jours plus tard, l’OM remporte la Coupe sur le score fleuve de 4 à 0.

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1987 : Cette fois-ci, ne parlons pas d’un match en particulier ni d’une finale d’une compétition. Mais parlons bel et bien d’un des meilleurs joueurs de la planète à cette époque : Michel Platini. A la fin du match Juventus – Brescia le 17 mai 1984 (3-2 pour les Turinois), « Platoche » met un terme à sa carrière professionnelle. Le capitaine des Bleus a certes 32 ans mais il estime qu’il est grand temps d’arrêter : « C’est simple, je n’ai plus la force de continuer. Mon corps et ma tête en avaient assez de souffrir. A quoi bon poursuivre dans ces conditions  puisque je savais que je ne ferai jamais plus ce que j’ai fait. » Il a donc disputé son dernier match professionnel sous le maillot de la Juve et devant 30 000 tifosi. Tout le public turinois est ému, certains ont même les larmes aux yeux. « Platoche » quitte donc  la scène après 14 ans de bons et loyaux services. Une décision qu’il ne semble pas regretter : « Depuis 1973, j’ai eu la chance de vivre une aventure formidables et des expériences différentes. J’ai joué tout d’abord dans un petit club, Nancy, puis dans la meilleure équipe française de l’époque, Saint-Etienne, avant de rejoindre la Juventus, numéro un d’Italie et d’Europe. Avec ces clubs mais aussi l’équipe de France, j’ai tout connu. Tout se termine bien. » Pour beaucoup de personnes de l’époque et d’aujourd’hui, Platini aurait pu encore continuer quelques années, à briller et à faire vibrer tous les fans de foot. Une page de l’Histoire du football se tourne. Au total, il aura disputé 567 matches toutes compétitions confondues (club + sélection nationale) pour 293 buts. Son palmarès est riche : avec Nancy, il remporta le championnat D2 (1975) et la Coupe de France (1978). Lorsqu’il fut à l’ASSE, il est champion de France en 1981. Et quand il débarque à la Juventus, c’est le graal : Coupe d’Italie (1983), champion d’Italie, vainqueur de la C2 et de la Supercoupe d’Europe (1984), vainqueur de la C1 et de la Coupe Intercontinentale (1985). En 1986, il ne remporta que la Serie A. Du côté de l’équipe de France, il ajouta trois trophée à son CV : un championnat d’Europe en 1984, une Coupe des Confédérations et un Trophée Artemio Franchi en 1985. Mais ce qu’on retiendra le plus de Michel Platini, ce sont ses trois Ballon d’Or successifs (1983, 1984, 1985).

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2008 : Ce phénomène-là, il n’est pas prêt de se reproduire en France. En tout cas à l’époque, c’était juste une période exceptionnelle pour la Ligue 1. C’est la 38e et dernière journée de championnat et Lyon (1er) se déplace à Auxerre tandis que Bordeaux (2e) se rend à Lens. Les Lyonnais doivent impérativement gagner pour s’assurer de leur septième titre de champion de France d’affilée. Seul la victoire compte, quel que soit le résultat des Girondins. Mais malheureusement, le suspense n’aura duré que… vingt-quatre secondes : Karim Benzema arrive à chiper le ballon dans les pieds d’un Auxerrois, sert Fred qui lui remet aussitôt. L’attaquant français de vingt ans frappe au but et son tir trompe Rémy Riou. 0-1 pour Lyon. A ce moment-là, Lyon déroule : le deuxième but est signé Fred sur un centre de Keita ; le troisième et dernier but est inscrit par le milieu Suédois Kim Källström, de la tête sur une passe d’Anthony Réveillère. On peut croire que tous les matches de championnat de la saison 2007-2008 se sont déroulés ainsi mais en réalité non. Au début, c’était bien plus compliqué que cela. D’abord, l’arrivée d’Alain Perrin à l’été 2007 pour succéder à Gérard Houllier a créé des conflits entre le nouvel entraîneur et le Président du club, Jean-Michel Aulas, puis entre Perrin et ses joueurs. Tout n’était pas rose à ce moment-là. Les tensions entre l’entraîneur et les joueurs se sont répandues entre les joueurs eux-mêmes, notamment entre Sydney Govou et Juninho. Il faut aussi prendre en compte que durant la saison, la défense lyonnaise a été bouleversée : Grégory Coupet et Cris se sont blessés durablement. Mais heureusement pour les supporters lyonnais que Jérémy Toulalan, Karim Benzema, et Hatem Ben Arfa ont réalisé une saison incroyable ! Maintenant que l’Hexagoal est assuré, il reste un match pour l’OL : la finale de la Coupe de France contre le PSG. Un match remportait par les hommes d’Alain Perrin sur le plus petit score (1-0 après prolongations). C’est le premier (et à ce jour) doublé coupe-championnat de l’Histoire de l’Olympique Lyonnais.