1987 : Demi-finale de la Coupe des coupes : Bordeaux - Leipzig. A l'aller, les Allemands l'emportent sur le plus petit score au Parc Lescure. Il faut un miracle des Girondins au match retour pour espérer voir le premier club français soulever un trophée européen. Les joueurs d'Aimé Jacquet veulent donc tout donner : devant 73 000 spectateurs d'Allemagne de l'Est, Bordeaux ouvre le score dès la 3e minute grâce à un contre son camp de Linder et ne pouvait mieux rêver comme début de match. A 18 minutes de la fin, Touré trouve le poteau et loupe le coche de doubler la mise, assurant ainsi la qualification de son équipe en finale. Après 120 minutes d'effort de part et d'autre, place à la fameuse séance de tirs au but : joueurs, staff, spectateurs, journalistes... tous sont stressés. Vient au tour de Zoran Vujovic, défenseur yougoslave de Bordeaux : il place le ballon, s'élance et... loupe son tir ! Par la suite, les Allemands de l'Est assurent et s'imposent six tirs à cinq. Regrets bordelais, Leipzig en finale !

2000 : Un pensionnaire de D2 (Gueugnon) affronte le le troisième de D1 (Paris Saint-Germain) en finale de la Coupe de la Ligue, au Stade de France. C'est la oremière fois qu'u club de 2ème division est en finale de cette compétition. Le PSG part grandement favori ! L'entraîneur de Gueugnon, Alex Dupont, croit au miracle et motive ses joueurs. Ces derniers attaquent sans relâche et cela finit par payer : Nicolas Esceth-N'zi frappe au but, le ballon touche le montant de Dominique Casagrande et termine dans les pieds de l'Argentin Marcelo Trapasso qui tir et marque (65e). Il a fallu que le PSG se prenne un but pour que Okocha, Leroy, Bernabia et les autres commencent à jouer. Mais le gardien gueugnonnais Richard Trivino réalise le match de sa vie et repousse tous les ballons. Et à la 90e minute, le ciel tomba sur la tête des Parisiens : Sylvain Flauto, entré il y a quelques secondes, est entouré de quatre parisiens. Mais cela ne l'empêche pas de s'approcher des cages de Dominique Casagrande, de rentrer dans la surface et de croiser sa frappe qui termine au fond des filets. Les hommes d'Alex Dupont n'ont pas bénéficié d'un pénalty imaginaire, d'un arbitrage favorable ou bien encore de tirs hasardeux. Non, ils ont juste étaient meilleurs que les hommes de Philippe Bergeroo (58% des duels gagnés, 21 tirs tentés). Après avoir sorti Niort, Toulouse, Strasbourg et le Red Star, Gueugnon remporte la Coupe de la Ligue et se qualifie en même temps pour la Coupe de l'UEFA pour la saison suivante (échec au 1er tour contre l'Iraklis Thessalonique (0-0, 0-1).

bd7d2