1924 : Marseille-Sète, dernier quart de finale de la Coupe de France à Pershing (les suivants se joueront à Colombes, devant 45 000 spectateurs). Sur le papier, Sète semble plus fort que l'Olympique de Marseille : deuxième finale consécutive pour les Sétois et le club a devancé leurs adversaires du jour en championnat de Ligue. L'OM compte deux joueurs d'origine parisienne : Crut et Boyer. Ces derniers, aidés des deux frères Ruymbecke, offrent au club de la Cannebière la première de ses dix Coupes de France (3-2) grâce à un style de jeu basé sur laz contre-attaque. Du fait qu'aucun club parisien ne s'était qualifié opour les demis, c'est la première fois qu'un club de province remporte la seule véritable compétition nationale de l'époque.

1968 : A cette époque, Saint-Etienne est la meilleure équipe de France. Dans ses rangs, l'ennemi juré de l'OL compte Salif Keita (futur premier Ballon d'or africain deux ans plus tard), Rachid Mekloufi (devenu algérien mais revenu au club de ses premiers faits d'armes après l'indépendance de son pays), Aimé Jacquet, Bernard Bosquier. Il y a aussi le capitaine Robert Herbin, les deux attaquants Hervé Revelli (qui terminera meilleur buteur du championnat avec 23 buts) et Georges Bereta ainsi que le portier Georges Carnus. Tous ces joueurs sont entraînés par Albert Batteux qui a l'intention de prouver que son licenciement de Reims n'était qu'une erreur injustifiée. Et il le fera très bien en permettant à l'ASSE de remporter le championnat dès mi-avril. Les Verts temrineront la saison avec onze points d'avance sur leur dauphin, Nice.

saintetienne11967-1968