1986 : Le génie et le chef d'orchestre argentin en France ! N'est-ce pas un évènement particulier ? Maradona et Bilardo étaient bel et bien au Parc des Princes ce jour-là en cette année 1986. La France accueille l'Argentine pour un nouveau teste avant le décollage vers l'Amérique centrale et le mondial mexicain. Les 43 000 spectateurs du Parc, sans le savoir, verront sur la pelouse sept futurs champions du monde (Pumpido, Ruggeri, Batista, Giusti, Burruchaga, Maradona et Valdano). Mais ils n'attendent qu'une seule chose : le choc entre les deux n°10 : Platini, le Turinois, et Maradona, le Napolitain. Malheureusement, Platini déclara forfait à trois jours du duel. Il souhaitait avoir du repos après son match contre l'Inter de Milan (victoire turinoise 2 à 0). Henri Michel devait faire face à cette indisponibilité de son meneur de jeu mais aussi celle de Touré dont la saison s'était achevée contre l'Inter, celle de Papin dont le FC Bruges avait refusé de le libérer du fait d'un match important contre Lierse. A noter aussi qu'Alain Giresse était blessé depuis un déplacement à Bastia. Le sélectionneur français n'avait pas le choix : l'heure des jeunes avait sonné ! Ferreri et Xuereb étaient appelés pour ce match contre L'Albiceleste, tout comme le lensois Philippe Vercruysse, trois ans après sa première sélection.

Ferreri et Vercruysse saisissèrent leur chance en inscrivant les deux buts français. Un but de la tête pour Ferreri, sur centre de Fernandez, et une reprise du plat du pied pour Vercruysse, après une superbe remise de Rocheteau. Ce deuxième but permis au buteur de valider son ticket pour le mondial mexicain, un mois après. Ferreri et Xuereb feront aussi partie du voyage grâce à leur belle prestation durant ce match. Pour les Champions d’Europe, cette soirée fût plutôt tranquille, les joueurs étaient motivés et prenaient le dessus sur les Argentins. Maradona n'était pas dans un grand soir. Son seul coup de génie ? Une feinte magistrale en début de seconde période et puis c'est tout. Le seul frisson ressenti par les Français ? Cette reprise de volée du pied gauche de Valdano mais qui touche finalement la barre transversale. Bossis, promu capitaine, retrouvait ses jambes de 20 ans, Amoros multipliait les montées, Tigana tirait les ficelles. Bref, des Bleus supérieurs aux Argentins dans tous les domaines. Et la cerise sur le gâteau, Borghi se voit expulsé à la suite d'une faute grossière sur Fernandez.

Diego MARADONA France Argentine 26 Mars 1986