1960 : Match aller des quarts de finale de la Coupe des clubs champions. Le Real Madrid et de retour sur la Côte d’azur, trois saisons après avoir éliminé l’OGC Nice à ce même niveau de la compétition… Au Stade du Ray, à Nice, ils sont plus de 21 000spectateurs pour OGC Nice – Real Madrid en ce jeudi de début février. Les Espagnols sont quadruples tenants du titre et se présentent contre les Aiglons sans leur stratège Alfredo Di Stefano et le champion du mode brésilien Didi. Mais qu’importe, le Real reste le Real ! Surtout que le milieu de terrain espagnol Gento et le merveilleux attaquant hongrois – doté d’un pied gauche magique – Ferenc Puskás sont bien présents sur la pelouse niçoise.

4 février 1960 OGC NICE-REAL MADRIDPuskás – le major galopan – qui après 15 minutes de jeu, fait une passe pour l’attaquant madrilène Chus Herrera qui inscrit le premier but de la rencontre. Sur un coup franc, le même Puskás envoie le ballon en direction du milieu de terrain argentin Héctor Rial qui double la marque à la 30e minute. À la pause, sur le tableau d’affichage  il est alors inscrit : Nice 0 – Madrid 2.  Au retour des vestiaires, les Niçois se montrent plus offensifs et l’avant-centre luxembourgeois Vic Nurenberg inscrit un premier but à la 54e minute. Après une faute du milieu de terrain, Juan Santisteban, sur Nurenberg, les Aiglons égalisent sur pénalty par Nurenberg lui-même. Les Azuréens commencent à croire en leurs chances et sur une action offensive,  Nuremberg, encore lui, inscrit un but, synonyme de triplé, à la 84e minute. Score final OGC Nice – Real Madrid : 3-2. Nice est le premier club français à battre le Real Madrid en match officiel. Le match retour aura lieu 4 semaines plus tard chez les Espagnols, qui l’emporteront 4-0. Ils élimineront donc les Niçois… et remporteront le trophée en finale pour la cinquième saison consécutive !

 

7769422208_zlatan-ibrahimovic-sous-les-couleurs-du-paris-sain-germain

2014 : Nantes reçoit à la Beaujoire le Paris Saint-Germain, un mardi soir, en demi-finales de la Coupe de la Ligue, une compétition qui ne passionne guère Zlatan Ibrahimović. La star suédoie va pourtant bien s'amuser. A la 5e minute, le gardien des canaris, Rémy Riou glisse au moment de dégager en retrait une passe anodine. Sa frappe est très puissante, mais ne décolle pas. Le ballon retombe juste devant "Ibra", à 28 mètres des buts nantais. Que va-t-il faire ? Un contrôle ? Une acrobatie ? Ni l'un ni l'autre. Il ouvre son pied en une fraction de seconde, sans esquisser d'autre geste. Ses appuis sont si puissants que le ballon repart à la même vitesse qu'il est arrivé, lobe Riou et retombre dans le but (0-1). Durée totale de l'action : un peu moins de deux secondes. Ibrahimović n'a armé aucun tir, n'a regardé aucun partenaire, n'a pas réfléchi, il a juste eu suffisamment confiance en lui pour tirer d'un plat du pied nonchalant, qui se transforme en tir victorieux. La suite de son match ? Des passes ratées et des décrochages inutiles. Mais Nantes égalise à la 81e minute. Prolongation ? Mais non... Centre de Lucas à l'ultime minute. Tête plongeante de devinez qui, entre trois Nantais mystifiés.