22 décembre 1992 VAN BASTEN BALLON D'OR1992 : Ce Ballon d’or reste un des plus inattendu donc forcément un des plus contesté. En effet, sur la liste des vingt-deux postulants, sept ont obtenu au moins un vote – des vingt-neuf journalistes accrédités – pour la première place de ce classement de fin d’année. C’est dire l’indécision générale du jury. Mais le vainqueur et son dauphin se détachent rapidement du reste car le premier obtient onze votes en sa faveur contre dix pour le deuxième. Ce dernier a d’ailleurs longtemps mené en tête du classement ou du moins en prévision dès l’ouverture des votes… jusqu’à un certain match de poules de la Ligue des champions contre l’IFK Göteborg (25-11-92). En effet, ce jour-là sous le maillot du Milan AC, le Néerlandais Marco Van Basten plante 4 buts en 24 minutes sous les yeux de l’Europe toute entière. Il n’en fallait pas moins pour que ce superbe retourné à l’entrée de la surface de réparation influence le vote de certains jurés. D’autant que Van Basten avait finit la saison 91/92 champion d’Italie (invaincu), meilleur buteur du Calcio (25 buts) et qu’il avait déjà inscrit 12 buts depuis le début de la saison 92/93 dont un triplé (contre Pescara) et un quadruplé (contre Naples). Ce nouveau début de saison prometteur ne laissa aucune chance à son principal concurrent pour le Ballon d’or, Hristo Stoichkov. Oubliés le titre de champion d’Espagne et la victoire en Ligue des champions (1-0 face à la Sampdoria de Gênes), le Bulgare vient de voir s’envoler le trophée à quelques semaines de la clôture des votes. Sa rancune n’en sera que plus amère, il prendra sa revanche deux saisons plus tard. Quand au numéro 9 milanais, il connaîtra une nouvelle blessure à la cheville (la troisième en six saisons) qui l’indisposera 129 jours soit 24 matches sans jouer. Il marquera son dernier but en mai 1993 contre Ancône et disputera le même mois son dernier match professionnel contre l’OM en finale de Ligue des champions. Il sera opéré pour un énième problème à la cheville en juin 1993 et ne pourra revenir sur les terrains de football au grand désespoir des amoureux de l’artiste. Bref après son Ballon d’or, les blessures et les opérations s’enchaînent sans guérison totale alors qu’une magnifique saison s’ouvrait devant lui. Marco Van Basten possédait toutes les qualités de l’attaquant « moderne », quelque soit le domaine, c'est-à-dire aussi bien techniques, physiques ou encore tactiques. Une certaine élégance malgré sa taille, un toucher de balle hors-norme pour un poste d’attaquant, un placement idéal, une technique soyeuse, la vision du jeu… et son dernier match à même pas 29 ans !