1995 : En ce mardi de novembre, ils sont 47 129 personnes à se déplacer au Stade Olympique National de Tōkyō. L’AFC Ajax rencontre le Grêmio Porto Alegre. Deux entraîneurs de réputation mondiale sont à la tête de ces deux équipes, Louis Van Gaal pour les Néerlandais et Luiz Felipe Scolari pour les Brésiliens. Pendant près d’une demi-heure de jeu, l’Ajax éprouve des difficultés à fluidifier son jeu en perdant plusieurs ballons pour cause de manque de précision dans les passes près de la surface adverse. Le club est invaincu depuis le début de la saison – toutes compétitions confondues – alors les Brésiliens sont prudents de leur côté. Les néerlandais ont de plus en plus d’occasions grâce à l’ailier Nigérien George Fini, en pleine bourre, qui ne cesse d’affoler les défenseurs brésiliens. Kluivert frappe même …sur le poteau. Le défenseur Francisco Arce et le milieu de terrain Goiano sont avertis durant la première période qui finit sur un 0-0. La seconde mi-temps commence comme la première a fini : à l’avantage des Ajaccides. À la 54e minute le milieu brésilien Arilson est averti à son tour. Quelques minutes plus tard, le défenseur paraguayen du Porto Catalino Rivarola est expulsé (57e) et laisse son équipe à dix. Et comme souvent, c’est le club en infériorité numérique qui se montre le plus dangereux. À la 61e minute, Arilson laisse sa place au défenseur Luciano Dias. En une dizaine de minutes, l’attaquant Mario Jardel se crée plusieurs occases sérieuses mais ne peut conclure. L’attaquant Marc Overmars est remplacé par le Nigérien Nwankwo Kanu à la 67e minute. Kluivert se met en valeur aussi avec une tête … sur la barre transversale du gardien brésilien Darlei à la 75e minute. Bref aucune des équipes n’arrivent à marquer ni dans le temps complémentaire ni dans les prolongations où les occasions sont encore rares. Arrive la séance des tirs au but. Les trois premiers tirs sont ratés (Dinho, Kluivert et Arce) et les sept suivants sont réussis, c’est le défenseur néerlandais Danny Blind qui marque le dernier tir au but libérateur et qui permet à l’Ajax de remporter enfin cette 34e édition de la Coupe Intercontinentale.

28 novembre 1995

 

2000 : Real Madrid – Boca Juniors, c’est l’affiche de cette finale intercontinentale au Tokyio National Stadium devant plus de 52 000 spectateurs. Le capitaine et défenseur colombien Jorge Bermúdez et sa bande sont prêts à rencontrer des Madrilènes qui en imposent au niveau des individualités. En effet, Raúl  finira Pichchi de cette saison et le Portugais Luís Figo est Ballon d’or de l’année. Le gardien espagnol Iker Casillas a seulement 19 ans joue sa première finale intercontinentale quelques mois après sa première finale de Champions League. Mais les joueurs du Boca sont déterminés dès le début de la rencontre.

28 novembre 2000 BOCA JUNIORS INTERCONTINENTALEEn un quart d’heure, tout est pesé, réglé, emballé et basta ! Sur ce coup là pas question d’arriver en retard pour voir tous les buts du match. À la 2e minute,  le numéro 9 argentin Martín Palermo met un but du plat du pied en pleine course à mi-hauteur sur une passe  chirurgicale de l’autre attaquant de Boca, Marcelo Delgado. À peine le temps de se remettre de leurs émotions que les spectateurs assistent à une passe aérienne d’environ 40 mètres de … Delgado à destination de … Palermo. Ce dernier prend la défense madrilène de vitesse et en fin de course après deux rebonds du ballon, il tire du gauche avant  de tomber et marque son second but de la rencontre en … cinq minutes ! Mais le capitaine Fernando Hierro et sa bande n’abdiquent pas pour autant. En bon capitaine, du rond central il fait une passe aérienne – décidément – pour le défenseur latéral brésilien Roberto Carlos. Ce dernier, offensif comme d’habitude, réceptionne le ballon d’un amorti de la poitrine en pleine course suivi d’un contrôle de la cuisse gauche, une feinte de corps dans la foulée puis un tir-patate du pied droit sur la barre du portier colombien de Boca  Óscar Córdoba ! Quelques minutes plus tard,  Figo fait un centre dans les airs au deuxième poteau qui trouve la tête d’un défenseur de Boca. Le ballon atterrit sur Carlos qui enchaîne d’un amorti poitrine suivi d’un tir direct dans la lucarne du premier poteau … But ! (11e).

28 novembre 2000 CARLOS BIANCHI INTERCONTINENTALE

Ensuite Boca gère le score. Le milieu Sebastián Battaglia arrive à bien neutraliser les actions dans son secteur en intervenant sur les actions entre Roberto Carlos et Steve McManaman . Delgado est comme un électron libre autour de Palermo. L’excellent meneur de jeu Juan Román Riquelme évolue très bas en jouant à ras de terre ce qui oblige Claude Makélélé et Iván Helguera à se découvrir et à sortir de leur zone de jeu. À la 66e minute, McManamam est remplacé par le milieu brésilien Savio qui apporte une certaine vivacité à l’aile gauche du Real. Une dizaine de minutes après, Makélélé laisse sa place à l’attaquant Fernando Morientes ce qui affaiblit les Merengues pour récupérer le ballon dans l’entrejeu. Boca arrive à contenir les rares tentatives du Real et gère le score. Pour casser un peu le rythme en fin de match mais surtout gagner quelques minutes, Bianchi fait sortir à quelques minutes d’intervalle Delgado et Battaglia par Guillermo Barros Schelotto (87e) et Nicolás Burdisso (90e), du poste pour poste. Boca Junior – Real Madrid : 2-1. Del Bosque remportera le trophée en 2002 et Bianchi en 2003 avec leurs clubs respectifs.